Les « DO » et « DON ‘T » du tandem CPI-ONE

Les « DO »

Les « DON’T »

Dans des situations complexes l’ONE peut désigner un service CPI pour comprendre les tenants et les aboutissants d’une situation et pour élaborer sur une base volontaire un projet d’intervention, signé par les concernés.

L’ONE ne peut contraindre sous aucune forme une famille ou un jeune qui ne désire pas collaborer.

Du fait qu’il dispose d’une documentation performante, l’ONE/CPI peut évaluer quelles tentatives d’aide ont déjà été mis en place pour le jeune concerné et avec quel succès.

N’est pas toujours au courant des toutes nouvelles évolutions dans une situation, mis à part les situations où un CPI a été nommé (+/- 600 familles, correspondant à +/- 1500 personnes).

Octroie des forfaits pour des mesures institutionnelles et ambulatoires, seulement si un projet d’intervention a été élaboré ou est en cours d’élaboration (disposition légale).

N’octroie aucune autre aide mis à part les forfaits prévus par la loi.

Est dans l’obligation de s’opposer au financement d’une mesure par forfaits, si les conditions légales, réglementaires ou conventionnelles ne sont pas remplies.

N’est pas compétent pour les mesures d’aide mises en place par d’autres ministères ou d’autres systèmes de financement (CNS, conventions, Assurance Dépendance …)

Est à même de constater quelles mesures d’aide sont efficaces et quelles mesures le sont moins.

N’a aucun pouvoir pour sanctionner dans les situations qui n’évoluent pas de façon satisfaisante.

Est dans l’obligation légale de répondre à toute demande d’aide, tout en sachant que cette réponse peut être constituée par une réorientation vers un service étatique ou vers une instance mieux adaptée (CEO, psychiatrie, office social …).

L’ONE ne peut financer des mesures par forfaits, alors que des services publics ont des disponibilités pour des prises en charges rapides et efficaces (CPOS, SPOS, équipes multi, pédopsychiatrie …).

Dispose des listes de places libres dans le secteur institutionnel et dans le secteur du logement encadré.

N’est pas compétent ni pour créer de nouvelles structures, ni pour initier la création de nouvelles structures. De même l’ONE ne peut orienter les jeunes que vers les structures et logements réellement existants.

Dispose des disponibilités des services ambulatoires pour les prises en charge en milieu ouvert et peut donc orienter les demandeurs d’aide vers des services pouvant intervenir de façon rapide.

Ne peut pas s’opposer à des décisions judiciaires de placement en institutionnel, même s’il estime qu’une mesure ambulatoire aurait pu débloquer la situation.

Le système ONE/CPI en tant qu’acteur de terrain s’occupe de dossiers concrets, de familles en détresse psycho-sociale, de situations difficiles, dérangeantes et délicates.

Le système ONE/CPI n’est pas un institut académique, n’est pas un centre de recherche, n’est pas un service de statistiques.

Le système ONE/CPI, étant fait d’êtres humains, peut se tromper dans une évaluation.

Le système ONE/CPI n’est pas une instance politique et n’est pas une instance responsable pour trouver une solution à l’ensemble des problèmes qui peuvent se poser dans des situations de détresse extrême.

Jeff Weitzel